La politique culturelle, au cœur des enjeux de ces prochaines années pour Genève! 

On ne peut que se réjouir que les milieux culturels prennent la peine d’organiser un débat pré-électoral avec les candidates et candidats au Conseil d’Etat, ce lundi 26 février ; on peut aussi se réjouir que cet évènement ait lieu à l’Opéra des Nations, symbole à la fois du dynamisme de la scène culturelle et urbaine genevoise, de son extension (même si temporaire) sur la Rive droite vers la Genève internationale, ou encore de la nécessaire et fructueuse collaboration entre les différents composantes de cette scène culturelle.

On peut surtout se réjouir que la culture soit peut-être bien plus qu’avant un réel enjeu des élections cantonales. Le Temps a d’ailleurs cité, sous la plume de David Haeberli et Alexandre Demidoff, la culture comme l’un des trois enjeux clés de cette élection cantonale, à côté de la fiscalité et de l’aménagement du territoire. Traditionnellement et concrètement, à Genève, la politique culturelle est surtout le fait des communes en général, des villes plus particulièrement, et notamment de la Ville de Genève, au vu de son rôle prépondérant et des tâches qu'elle assume historiquement. Les belles intentions de la nouvelle Loi cantonale sur la culture - votée en 2013 à la suite d'une concertation dans laquelle je m'étais fortement impliqué - semblent s’être vite dissoutes au sein de la classe politique cantonale, surtout au Grand Conseil. Elle ne s'est malheureusement jamais concrétisée par des engagements concrets.