Être socialiste aujourd'hui 

Alors que les écarts de richesse et le pillage des ressources de la planète atteignent des proportions profondément choquantes, le socialisme offre plus que jamais un cadre idéologique et opérationnel adéquat, en constante évolution.

Membre du Parti socialiste depuis 1988 (j’avais 24 ans), je continue à croire au sens du socialisme comme idéologie (en assumant pleinement ce mot) portant non seulement des valeurs de justice et de solidarité, mais aussi des modalités d’action permettant aujourd’hui, comme hier, d’appréhender de manière globale, prospective et effective, les défis qui se posent à notre société.

Evidemment, le socialisme doit évoluer tout en restant ancré dans ses valeurs de base, qui ont plus que jamais leur pertinence. Le principal défi consiste à réussir le passage d’une approche purement productiviste, où la croissance quantitative du moment finance le progrès social, à une approche beaucoup plus nuancée : la croissance doit être considérée de manière nettement plus qualitative et le progrès doit s’inscrire dans la durée, en tenant compte de toutes les ressources actuelles , sans piller les ressources de demain.

Néanmoins, l’urgence d’une redistribution plus équitable des ressources reste malheureusement toujours actuelle. Pire, les écarts de richesse ont considérablement augmenté, y compris dans les pays riches, et deviennent caricaturaux. De même les dommages sociaux et environnementaux du pillage de notre planète s’aggravent chaque jour, conséquences  d’une philosophie absurde du profit permanent. Enfin, alors que l’éducation et la culture devraient être parmi nos plus importantes ressources, le recul du service public et l’aliénation politique, socioéconomique et culturelle de larges pans de la population favorisent les tendances totalitaires et populistes.

L’objectif des socialistes est de renouer et promouvoir l’alliance entre les différentes composantes de la société et leur mobilisation collective, pour promouvoir un développement démocratique, partagé et durable, et faire face aux 1% qui accaparent le pouvoir économique et une part totalement exagérée des richesses.